Conférence Chaire Management des connaissances de l’EM Strasbourg, avril 2015 « Comment gérer les connaissances par les communautés de pratique ? »

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L’EM Strasbourg a organisé sa 48e conférence phare jeudi 2 avril 2015 à partir de 18 h sur le thème « Comment gérer les connaissances par les communautés de pratique ? ».
Dans une économie globalisée caractérisée par une demande extrêmement volatile, l’innovation et la créativité sont devenues des facteurs clés de succès. Les communautés de pratique favorisant la création et le partage de connaissances se développent massivement. Comment piloter ces communautés et concilier auto-organisation et contrôle ? Quels types de missions peuvent-elles remplir ? Quels impacts ont ces structures sur l’innovation ? Regards croisés de chercheurs et de praticiens experts.

APPRENDRE POUR TRANSMETTRE. Conférence FRANÇOIS RASTIER – Université Toulouse, février 2014

Apprendre pour transmettre – Conférence François RASTIER

Conférence organisée par l’Institut de Recherche Pluridisciplinaire en Arts, Lettres et Langues (IRPALL) et présentée par Michel Ballabriga, directeur du Centre Pluridisciplinaire de Sémio-linguistique Textuelle (CPST), Université Toulouse II-Le Mirail, 4 février 2014.

De l’école à l’université, la même idéologie managériale restreint le contenu des disciplines au profit d’activités diverses, remplace les connaissances par des « compétences » et multiplie les évaluations concurrentielles, comme si l’éducation n’était qu’une préparation à l’emploi et l’homme une « ressource » humaine. François Rastier décrit le poids des objectifs fixés par les politiques publiques qui pèsent sur les enseignements et l’exigence de formatage et de rentabilité qui les soutend et qui transforme en profondeur le contenu des disciplines et la raison d’être éducative. Illustrant son propos d’exemples pris dans les textes de l’OCDE, du Parlement européen ou les programmes du Ministère de l’éducation, François Rastier désapprouve, entre autre, la gestion administrativo-scientifique des projets de recherche, le vocabulaire managérial et les formulaires standardisés, l’idéologie techniciste des modèles procéduraux et leur « vernis d’efficacité ». A la logique, vide de sens, du produit standardisé et des « langues de service artificielles et sans histoire », il oppose la diversité des « langues de culture » irréductibles à la seule communication ainsi que les qualités « éducatrices » des oeuvres artistiques -surtout littéraires. Pour conclure, il prône le don de la transmission des connaissances comme forme de résistance à l’idéologie managériale.